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    « Manger plus, pour se nourrir moins »

    6 avril 2016

6 avril 2016

« Manger plus, pour se nourrir moins »

Oméga 3, vitamine A, B, C, fer, calcium … on le sait tous les nutriments sont essentiels à notre organisme, faudra-il bientôt manger cinquante fruits et légumes par jour ?

Dimanche soir sur France 5 un documentaire sur notre alimentation d’aujourd’hui « Manger plus pour se nourrir moins », faisait le sombre constat sur les carences des aliments aujourd’hui. Effectivement depuis 1997 des dizaines d’études ont été mené sur la planète, et confirme une baisse importante de la concentration en nutriments dans nos aliments. Révélant une perte de « densité nutritionnelle », c’est-à-dire une quantité de nutriments (vitamines, minéraux, calcium….) qu’un aliment contient par rapport à son nombre de calories.

En un demi-siècle, la pomme de terre a perdu plus de la moitié de sa vitamine C et de son fer, et plus d’un quart de son calcium. (la patate moderne est belle et svelte, c’est tout … )

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Pourquoi ? 

La recherche du profit a engendré des méthodes agricoles reposant sur des procédés chimiques. L’utilisation intensive de pesticides et d’herbicides a modifié les sols. Effectivement les engrais ont augmenté la vitesse de croissance des plantes mais ont diminué le temps de fixation des micronutriments.

En moyenne un aliment parcourt 3000 km, on constate donc aussi que les traitements de conservation et le temps de transport ont un impact sur les valeurs nutritives des aliments. En cueillant les fruits et légumes avant leur maturité pour qu’il puisse résister au voyage, on perd des nutriments liés à l’ensoleillement, comme les anthocyanines. (laissez-les faire bronzette !)

Ces techniques intensives ont épuisé les sols, dont la teneur en nutriments ne cesse de diminuer. Certains sols sont morts à 95 %. On observe pour certains aliments des baisses de 10 à 50 % de la teneur en fer, calcium, sélénium, qui sont des nutriments essentiels dans notre alimentation.

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Conséquences ? 

Pour répondre à une croissance très importante de la population, il a fallu augmenter les rendements. Cette hausse de la productivité a provoqué une baisse de la valeur nutritive des aliments. En bref plus les rendements augmentent, plus la concentration de nutriments diminue. ( Et oui Jamy, la plante dépense moins d’énergie pour absorber des oligo-éléments et donc sa teneur en nutriments est faible)

Ce qui donne dans le monde moderne des personnes en surpoids mais sous-alimentés, 70% des produits que nous mangeons provient de la grande distribution, beaucoup moins riches en vitamines. Nous mangeons de plus en plus de « calories vides » c’est-à-dire des produits alimentaires avec des teneurs en gras et en sucres très élevés (tels que les plats préparés) mais très faibles en nutriments. (En gros nous devenons des obèses mal nourris…)

Que faire ?

  • manger des produits locaux et/ou bios issus d’agriculture raisonnée qui respecte les sols et la biodiversité, et qui respecte notre organisme, effectivement les produits de proximité ne subissent pas le transport et sont cueillis à maturité pour garder leur teneur en nutriments. En favorisant les produits locaux et raisonnés on limite le transport et on protège notre corps.

À retenir : pour conserver un maximum de vitamines, essayez, aussi souvent que possible, de cuire les aliments dans leur peau et évitez de les couper en petits morceaux. Favoriser la cuisson à la vapeur.

  • La permaculture car « sans agriculture durable, il ne peut y avoir d’organisation sociale stable ». Cette méthode est une éthique, une philosophie, une science et une méthode de conception de systèmes (et d’écosystèmes), dont le but est l’efficacité. Elle repose sur 3 grands principes : Se soucier de la terre, se soucier des hommes et partager équitablement. Elle associe respect et préservation de la biodiversité en alliant rentabilité et volumes. (comme quoi rien n’est impossible)
  • Faire ses propres semences : Deux jeunes réalisateurs et cousins, Alexandre Lumbroso et Jonathan Attias étaient partis pour faire des reportages sur le sujet des semences avec une petite web-série Jardiniers levez-vous.

Ils lancent alors une pétition « #YesWeGraine Pour que les maraîchers aient le droit d’utiliser des semences reproductibles et de produire les leurs ! ». Soutenu par le sénateur écologiste Joël Labbé ainsi que plusieurs militants, les deux cousins ont donc  fait voter au Sénat puis à l’Assemblée nationale un amendement qui autorise les paysans/maraîchers à planter des « semences paysannes », ce sont des « variétés non hybrides, libres de droit de propriété et qui peuvent être ressemées et sélectionnées par l’agriculteur sur sa ferme. »

il est interdit aux agriculteurs de produire leurs propres semences. ils doivent cultiver des variétés inscrites au catalogue officiel du ministère de l’agriculture. Or ces graines sont stériles et ne peuvent donc pas être replantées. Seuls les jardiniers « amateurs » peuvent planter ce qu’ils veulent, comme des variétés anciennes, non transformées, et non stériles.

Pour une agriculture libre et raisonnée !

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